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10e anniversaire de la Loi de 2009 sur l’équité salariale : UN BILAN POSITIF

2019-06-19

Moncton – La Loi de 2009 sur l'équité salariale recevait la sanction royale le 19 juin 2009. Dix ans après, la Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick se réjouit de son impact et souhaite bâtir sur ce succès pour obtenir une loi pour le secteur privé.

« La Loi de 2009 sur l’équité salariale a joué un rôle catalyseur au Nouveau-Brunswick. En imposant la mise en œuvre d’exercices d’équité salariale, elle a permis de corriger la discrimination salariale systémique dont faisaient l’objet plusieurs emplois à prédominance féminine dans le secteur public », affirme Frances LeBlanc, présidente de la Coalition.

La Loi s’applique à la fonction publique, aux systèmes scolaire et hospitalier ainsi qu’aux sociétés de la Couronne du Nouveau-Brunswick.

 « Il s’agit d’un acquis important pour les Néo-Brunswickoises. Les ajustements salariaux ont totalisé des millions de dollars. Cela montre bien l’étendue de la discrimination salariale qui peut exister même dans le secteur public », explique Frances LeBlanc.

« Pour les travailleuses et travailleurs, c’est une question de justice et de sécurité économique. Une intervenante du milieu scolaire expliquait récemment que pour elle, l’équité salariale avait représenté la différence entre la difficulté de payer le loyer et, après les ajustements d’équité salariale, la possibilité de s’acheter une maison. Sans la Loi, cela n’aurait pas été possible ».

Toutefois, la présidente de la Coalition rappelle qu’il reste encore du travail à faire : certains groupes n’ont toujours pas été évalués et des règlements sont nécessaires pour assurer le maintien de l’équité salariale au fur et à mesure que les emplois évoluent. Mais surtout, elle se préoccupe du secteur privé.

« Nous nous réjouissons que la plupart des personnes du secteur public bénéficient de l'équité salariale. Il faut continuer la complète mise en œuvre de la Loi mais surtout, il est temps de l’étendre au secteur privé où se trouvent 65 % des femmes sur le marché du travail. L’équité salariale est un droit de la personne. Nous poursuivrons nos efforts jusqu’à ce que ce droit soit appliqué à toutes les personnes dans des emplois à prédominance féminine » conclut Frances LeBlanc.


L’équité salariale est un salaire égal pour un travail de valeur égale. Il s’agit de reconnaître la valeur des emplois à prédominance féminine et de les rémunérer de façon équitable lorsqu’on les compare aux emplois à prédominance masculine.

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Depuis l’adoption de la Loi de 2009 sur l’équité salariale, le gouvernement provincial a réalisé des exercices d’équité salariale avec huit groupes d’employés des parties I, II, III et IV de la fonction publique. Deux groupes d’employés doivent encore compléter le processus d’équité salariale, soit le personnel des services institutionnels et de soins de la partie 1 (représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique) et le personnel enseignant (représenté par la Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick).

Les cinq corporations de la Couronne suivantes se sont conformées à la Loi : Énergie N.-B., la Société des alcools du Nouveau-Brunswick, la Commission des services d’aide juridique du Nouveau-Brunswick, le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) et le New Brunswick Community College (NBCC).

 

Information :

Johanne Perron, Directrice générale
Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick
(506) 855-0002; 850-6963
johanne.perron@equite-equity.com

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