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La Coalition pour l'équité salariale réagit au lancement d'Égalité au travail

2009-12-08

La Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick considère que le temps des mesures volontaires pour le secteur privé est révolu. Le gouvernement a annoncé le programme pilote Égalité au travail au printemps 2009. Mardi, lors d’une conférence de presse, il a présenté sept entreprises qui participent au projet.

 
Cependant, pour obtenir la désignation« Égalité au travail » rien n’indique que les participants ne sont pas obligés d’assurer l’équité salariale. La question reste sans réponse. Quoi qu’il en soit, l’équité salariale a été reconnue comme un droit humain dans plusieurs traités internationaux signés par le Canada. Tous ont la responsabilité et l’obligation de respecter les droits humains. La province doit adopter et renforcer une loi pour obliger les employeurs à agir.
 
Le 27 novembre l’avant-veille de la Journée de l’équité salariale, la ministre responsable de la Condition de la femme, Mary Schryer, a dit (Evening News de la télévision Global Maritime TV le 27 novembre http://www.globalmaritimes.com/video/index.html , 17:00 à 14:43) que le gouvernement ne légifèrera pas dans le secteur privé. Elle a ajouté que le gouvernement croit que le secteur privé suivra son « bon exemple ».
 
Les gens sous-payés qui occupent des emplois traditionnellement féminins ou à prédominance féminine, sous-valorisés dans le secteur privé, aimeraient certainement que leurs employeurs suivent le « bon exemple. » Malheureusement, la réalité est toute autre. Après cinq ans de « mesures volontaires » dans le cadre du Plan de réduction de l’écart salarial 2005-2010, dont fait partie le programme pilote Égalité au travail, la situation ne s’est pas améliorée.
 
« La justice ne peut pas attendre. Des gens se démènent depuis trop longtemps et nous voyons de plus en plus de groupes demander que leurs droits humains soient respectés dès maintenant », soutient la présidente de la Coalition pour l’équité salariale, Marilyn MacCormack.
 
Bien que Fredericton prenne ses responsabilités envers 5 groupes qui travaillent pour des organismes que le gouvernement engage sous contrat, il est inacceptable qu’il refuse d’obliger les autres employeurs à faire de même.
 
Le rôle de la ministre Schryer est d’aider les femmes à améliorer leurs conditions de vie. La Coalition lui demande avec insistance de réexaminer sa position et de commencer à travailler sur une loi pour le secteur privé, maintenant. Soixante-sept pour cent des femmes travaillent dans le secteur privé et la majorité occupent des emplois à prédominance féminine ou historiquement féminins.
 
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