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Une loi pour toutes et toutes pour une loi!

2010-08-05

Pour publication immediate                                                      Le 5 août 2010
 
Une loi pour toutes et toutes pour une loi !
 
À quelques semaines des élections provinciales, la Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick et sept autres importants groupes de femmes attirent l'attention sur la nécessité d'une loi sur l'équité salariale dans le secteur privé.
 
Les huit groupes, représentant des milliers de femmes, comprennent la Coalition pour l'équité salariale, le Collectif des femmes du Nouveau-Brunswick, le Comité des femmes de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick, la Fédération canadienne des Clubs de femmes de carrières professionnelles et commerciales (BPW), la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités (FCFDU), la Fédération des femmes acadiennes et francophones du Nouveau-Brunswick, l’Institut féminin du Nouveau-Brunswick et le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick.
                                                                   
 
« Nous, qui participons activement et fièrement à l’économie de la province, unissons nos voix pour demander une loi sur l’équité salariale pour le secteur privé », déclarent les huit groupes lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui.
 
« Nous demandons à chaque parti politique de la province d’inclure une loi sur l’équité salariale pour le secteur privé dans leur programme électoral », affirme Marilyn MacCormack, présidente de la Coalition pour l’équité salariale. « Il est temps d’éliminer la discrimination salariale pour toutes les travailleuses du Nouveau-Brunswick ».
 
Selon les huit groupes, la Loi de 2009 sur l’équité salariale, entrée en vigueur en avril dernier, est une étape positive mais insuffisante car elle ne s’applique qu’au secteur public alors que 67 % des femmes sur le marché du travail oeuvrent dans le secteur privé.
 
« Une loi sur l’équité salariale est tout aussi nécessaire pour le secteur privé que pour le secteur public », affirme Della Collette-Lacenaire, vice-présidente de la Fédération des femmes acadiennes et francophones du N.-B. « L’équité salariale augmente l’autonomie financière des femmes et leur capacité à faire des choix pour elles-mêmes et leur famille ».
 
« Les femmes du N.-B. contribuent à l’économie. Cette contribution doit être reconnue et les emplois à prédominance féminine doivent être payés de façon équitable, selon leur valeur pour l’employeur. Une loi pour tous les secteurs de l’économie est la meilleure façon d’atteindre cet objectif » soutient Sue Calhoun, présidente ex-officio de la Fédération canadienne des Clubs de femmes de carrières professionnelles et commerciales (BPW).
 
Alya Hadjem, coordonnatrice du Collectif des femmes du N.-B., appuie aussi une loi sur l’équité salariale, rappelant que plusieurs femmes immigrantes et de minorités visibles occupent des emplois dans le secteur privé.
 
Karen Dunnett, vice-présidente atlantique au conseil national et présidente du conseil régional de l’Atlantique de la FCFDU, mentionne que l’écart salarial annuel parmi les diplômés universitaires canadiens a augmenté de 12 % en 1991 à 18 % en 2001[1], dû en partie à une baisse des salaires réels dans les domaines d’emplois à prédominance féminine (santé et éducation) et à une augmentation des salaires réels dans les domaines d’emplois à prédominance masculine (génie, mathématiques, informatique et sciences physiques)[2]. Selon elle, une loi sur l’équité salariale renverserait cette tendance.
 
Estelle Lanteigne, présidente du Regroupement féministe du N.-B., rappelle que l’équité salariale est un droit de la personne reconnu internationalement mais demeurera un voeu pieu sans loi.  « Le gouvernement a la responsabilité d’assurer que les droits humains soient respectés pour tout le monde ».
 
La Coalition et les sept autres groupes de femmes suivront de près les programmes électoraux des partis politiques provinciaux.
 
L’équité salariale est un travail égal pour un travail de valeur équivalente.
 
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Pour plus d’information, voir la déclaration ci-jointe et la liste des organismes signataires, ou communiquer avec :
 
Johanne Perron, directrice générale, Coalition pour l’équité salariale du N.-B.
855-0002 (b); 850-6963 (c)
 

 
[1] Statistique Canada. (2007). Étude: Scolarisation croissante des femmes et disparités salariales entre les sexes. Le Quotidien. http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/070612/dq070612b-fra.htm
[2] Frenette, M., & Coulombe, S. (2007). Est-ce que l'enseignement supérieur chez les jeunes femmes a considérablement réduit l'écart entre les sexes en matière d'emploi et de revenu ? Direction des études analytiques : Document de recherche. Statistique Canada : Ottawa.
 
Photos:
 
1. De gauche à droite: Sue Calhoun, Estelle Lanteigne, Alya Hadjem, Karen Dunnett et Della Collette-Lacenaire
2. Johanne Perron
3. Marilyn MacCormack


 
 
UNE LOI SUR L’ÉQUITÉ SALARIALE POUR TOUTES
 
DÉCLARATION
 
Nous, qui participons activement et fièrement à l’économie de la province, unissons nos voix pour demander une loi sur l’équité salariale pour le secteur privé.
 
Nous saluons les efforts faits par tous les partis jusqu’à aujourd’hui pour encourager le respect de ce droit mais il est temps de l'exiger.
 
Il est temps que les secrétaires, les caissières, les adjointes administratives, les travailleuses communautaires, les préposées des foyers de soin spéciaux et toutes les personnes qui occupent des emplois féminins reçoivent le même salaire que les personnes qui occupent des emplois à prédominance masculine de même valeur, chez le même employeur.
 
Ce n’est que justice que nous ayons le même salaire que nos collègues pour des compétences, des responsabilités, des efforts et des conditions de travail qui peuvent être différents mais équivalents.
 
L’équité salariale est un droit de la personne reconnu dans des conventions internationales, signées par le Canada, mais ce droit est encore nié aux femmes du secteur privé au Nouveau-Brunswick.
 
Mais surtout, pour plusieurs d’entre nous, c’est le salaire qui nous est dû depuis très longtemps et la possibilité d’améliorer notre condition économique et celle de nos familles.
 
Pour toutes ces raisons, nous demandons à tous les partis politiques provinciaux d'inclure et promouvoir l’adoption d’une loi sur l'équité salariale pour le secteur privé dans leur programme électoral.
 
Groupes signataires
Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick
Collectif des femmes du Nouveau-Brunswick
Comité des femmes de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick
Fédération canadienne des Clubs de femmes de carrières professionnelles et commerciales
Fédération canadienne des femmes diplômées des universités
Fédération des femmes acadiennes et francophones du Nouveau-Brunswick
Institut féminin du Nouveau-Brunswick
Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick

 

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