La lutte contre la discrimination salariale date depuis plus d'un siècle au Nouveau-Brunswick.
 
1899 Robert Emmerson, premier ministre du N.-B., fait remarquer qu’une femme ne reçoit pas beaucoup plus que la moitié du salaire d’un homme pour le même travail et que ce fait relève de la discrimination.
 
1965 Le gouvernement adopte une loi stipulant que le salaire minimum doit être le même pour les hommes et les femmes.
 
1971 Le gouvernement provincial adopte la Loi sur les droits de la personne, dont l’article 3(1) stipule : « aucun employeur ne doit faire preuve de discrimination envers une personne quant aux modalités ou conditions d’emploi en raison de son sexe ».
 
1980 Le conseil consultatif sur la condition de la femme du N.-B. (CCCF) fait l’analyse de certains emplois publics du N.-B. À l’époque, les infirmiers sans formation gagnaient de 26 $ à 27 $ par point d’évaluation et les commis de la Commission des alcools, 22 $, alors que les infirmières autorisées gagnaient entre 8 $ et 15 $.
 
1987 Le premier ministre Richard Hatfield promet une loi sur l’équité salariale pour les secteurs public et privé.
 
1989 Le gouvernement de Frank McKenna adopte la Loi sur l’équité salariale qui ne couvre que les employées et les employés de la Partie I de la fonction publique, soit les fonctionnaires.
 
1991 La Fédération des Travailleurs et Travailleuses du N.-B. présente son mémoire Législation sur l’équité salariale au Nouveau-Brunswick au gouvernement provincial et y recommande d’appliquer la Loi sur l’équité salariale aux secteurs public et privé.
 
1991 - Publication du rapport Équité Salariale, Résumé des activités du Comité d'orientation sur l'équité salariale par le gouvernement du Nouveau-Brunswick 
 
1996 Le Conseil consultatif sur la condition de la femme du N.-B. (CCCF) publie le document de travail L’écart salarial : les causes, les conséquences, les actions.
 
1998 La Fédération des dames d’Acadie fonde l’Union des femmes pour l’équité salariale, le 23 mai 1998.
 
2000 Le Comité du Nouveau-Brunswick de la Marche mondiale des femmes 2000 demande au gouvernement une loi sur l’équité salariale, conjointement avec l’Union des femmes pour l’équité salariale.
 
2001 L'Union des femmes pour l'équité salariale fait place à la Coalition pour l'équité salariale, fondée le 16 juin 2001.
 
2002 La ministre responsable de la Condition féminine, Margaret Ann Blaney, met sur pied une table ronde sur l’écart salarial.
 
2003 La Table ronde sur l’écart salarial de la ministre Margaret Ann Blaney dépose son rapport qui recommande cinq ans de mesures volontaires, suivi d’une évaluation et, si l’on dénote peu de progrès, l’implantation de « lois appropriées exigeant la réduction de l’écart salarial et s’appliquant autant au secteur privé que public de l’économie du Nouveau-Brunswick ».
 
La Coalition pour l'équité salariale et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick font des recommandations indépendantes demandant au gouvernement d’adopter au plus tôt une loi sur l’équité salariale et de développer une bonne campagne d’éducation.
 
2004 La Coalition pour l'équité salariale rédige un projet de loi sur l’équité salariale.
 
Juin 2004 Elizabeth Weir, chef du Nouveau Parti Démocratique, introduit le projet de loi proposé par la Coalition pour l'équité salariale (projet de loi 77) à l’Assemblée législative. Le projet de loi est envoyé au Comité de modification des lois.
 
Novembre 2004 Le Comité de modification des lois a reçu des soumissions écrites et tenu des audiences publiques les 18, 19 et 26 novembre 2004. Sur 34 présentations, 30 se sont prononcées en faveur du Projet de loi 77 tel quel ou avec des modifications mineures.
 
Juin 2005 La ministre Margaret Ann Blaney dévoile le Plan d’action sur l’écart salarial en réponse aux recommandations de la Table ronde sur l’écart salarial. Le plan d’action quinquennal vise quatre objectifs dont « l’accroissement de l’utilisation des pratiques d’équité salariale » dans le secteur privé et l’atteinte de l’équité salariale dans l’ensemble du secteur public, sans légiférer.
 
Décembre 2005 Le Comité de modification des lois remet son rapport à l’Assemblée législative. Il recommande de ne pas adopter le projet de loi 77, mais plutôt de poursuivre le Plan d’action sur l’écart salarial basé sur les mesures volontaires. Il recommande que le gouvernement légifère s’il n’y a pas de progrès suffisant après cinq ans.
 
2006 Dans leur plate-forme électorale intitulée «Pacte pour le changement», les Libéraux de Shawn Graham promettent d’étendre la loi sur l’équité salariale à l’ensemble du secteur public et de réunir « tous les intervenants afin de répondre aux questions soulevées durant des audiences publiques récentes en ce qui concerne la législation sur l’équité salariale affectant le secteur privé ». Les libéraux sont élus le 18 septembre.
 
2007 Le gouvernement remet son premier rapport d’étape sur le Plan d’action quinquennal sur l’écart salarial du Nouveau-Brunswick. Aucune donnée n’est encore disponible sur la mise en place de programmes d’équité salariale dans le secteur privé.
 
2008 Le gouvernement remet son deuxième rapport d’étape sur le Plan d’action quinquennal sur l’écart salarial du Nouveau-Brunswick.
 
2009 La ministre responsable de la Condition de la femme, Mary Schryer, dépose un projet de loi sur l’équité salariale : la Loi de 2009 sur l’équité salariale.  Cette loi s'appliquera à la fonction publique, aux secteurs de l'éducation et de la santé ainsi qu'aux corporations de la Couronne. Elle a été sanctionnée le 19 juin 2009 et sera mise en vigueur en avril 2010. Le règlement adopté en vertu de la Loi de 2009 sur l'équité salariale entrera en vigueur en même temps, soit le 1er avril 2010.
 
Le gouvernement provincial annonce que cinq groupes du secteur privé obtiendraient des ajustements d'équité salariale en 2010-2011, soit le personnel des foyers de soins, des garderies, des services de soutien à domicile, des maisons de transition et des résidences communautaires. 
 
Le personnel des foyers de soin est évalué dans le cadre d'un exercice d'équté interne, tel que négocié dans une entente collective. 
 
Le gouvernement remet son troisième rapport d’étape sur le Plan d’action quinquennal sur l’écart salarial du Nouveau-Brunswick.
 
Avril 2010 La Loi de 2009 sur l'équité salariale et les règlements entrent en vigueur. 
 
Mars 2012 Élu le 27 septembre 2010, le gouvernement progressiste conservateur annonce dans son budget de 2012-2013 que 6.4 millions de dollars seront alloués à l'équité salariale et que des montants additionnels de 6.4 millions de dollars seront ajoutés à chaque année suivante pour un total de cinq ans. La Coalition pour l'équité salariale s'inquiète que cela ne permettra pas d'atteindre l'équité salariale, comme mentionné dans son communiqué de presse "L’équité salariale n’est pas atteinte !"
 
Juin 2012 Les rapports d'équité salariale pour le personnel des services de garde à l'enfance, de soutien à domicile et des maisons de transition sont finalement rendus publics.La Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick questionne les résultats qui sont très bas, variant de 12$ à 14$ l'heure. 
 
Janvier 2013 La Coalition pour l'équité salariale rend public ses Commentaires sur les résultats du programme d’équité salariale du gouvernement du Nouveau-Brunswick dans les secteurs non légiférés et demande au gouvernement d'améliorer la méthodologie qu'il a développée pour les milieux de travail sans emplois à prédominance masculine. 
 
Avril 2014 Le gouvernement  du Nouveau-Brunswick rend public les résultats de l'étude d’équité salariale dans les résidences communautaires. Ces résultats sont plus élevés, variant de 14$ à 16$ l'heure, que dans les autres secteurs (services de garde à l’enfance, maison de transition, soutien à domicile), grâce à une modification dans la méthodologie. Cependant, ils sont encore loin du niveau de salaire réellement équitable en raison d’autres erreurs de méthodologie soulevées par la Coalition.
 
Juin 2014 Ruth Rose, professeure associée de sciences économiques à l’Université du Québec à Montréal, écrit le rapport, L’équité salariale dans les services de proximité au Nouveau-Brunswick, et un sommaire. Le rapport examine les exercices d'équité salariale par le Nouveau-Brunswick pour évaluer 4 groupes dans le secteur des soins. Elle conclut que la méthodologie employée par le Nouveau-Brunswick est erronée.
 
Septembre 2014 Les Libéraux de Brian Gallant gagnent les élections provinciales. Selon leur programme électoral, ils amélioreront la méthodologie, exigeront des plans d'équité salariale des organismes de plus de 50 employés qui font affaires avec le gouvernement, et assureront la complète mise en oeuvre de la Loi de 2009 sur l'équité salariale.

Été 2016  Le gouvernement libéral provincial annonce des ajustements d'équité salariale avec le personnel de soutien éducatif et les sténographes judiciaires, mais accuse un retard sur ses promesses électorales en matière d'équité salariale.

Été 2017  Le gouvernement libéral provincial annonce des ajustements d'équité salariale avec trois groupes représentés par le Syndicat du Nouveau-Brunswick: les travailleuses de soutien professionnel dans les écoles, les professionnelles de la santé et les professionnelles des sciences médicales.

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