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Journée mondiale de la justice sociale : Célébrons nos victoires!

Le Front commun pour la justice sociale souligne la Journée mondiale de la justice sociale en fêtant les victoires que des groupes de la société civile ont obtenues au courant des dernières années.

Comme la déclaration des Nations Unies de 2019 le souligne : Nous faisons progresser la justice sociale lorsque nous abattons les obstacles liés au sexe, à l’âge, à la race, à l’appartenance ethnique, à la religion, à la culture ou au handicap.

Nous avons invité des organismes qui luttent pour justement abattre les obstacles liés au sexe, aux droits des travailleurs, aux droits des étudiants, des personnes en situation de pauvreté et de la protection de l’environnement. Ils vont partager avec nous leur histoire de lutte de de victoires, de dire Maxime Dubé, secrétaire provincial du Front commun pour la justice sociale.

Johanne Perron, de la Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick : Au cours de la dernière année, l’équité salariale a fait des progrès remarquables. Même si aucune date n'est encore arrêtée pour son entrée en vigueur, une loi fédérale proactive sur l'équité salariale a été adoptée pour les secteurs règlementés par le gouvernement fédéral. Au N.-B., la mise en œuvre de la Loi de 2009 sur l’équité salariale a beaucoup avancé dans le secteur public. Pendant la dernière campagne électorale provinciale, trois partis sur cinq ont inclus une promesse d'adopter une loi sur l'équité salariale pour le secteur privé, soit le Parti libéral, le Parti vert et Nouveau Parti démocratique. De plus, un Comité consultatif sur le revenu de subsistance et l’équité salariale de la Société d'inclusion économique et sociale (SIES) préconise l’adoption d’une loi exhaustive sur l’équité salariale pour le secteur privé dans son rapport final. Enfin, le budget provincial 2018-2019 comprenait 11.6 millions de dollars pour augmenter le salaire du personnel des foyers de soins spéciaux et de soutien à domicile – loin de l’équité salariale, mais une reconnaissance que le gouvernement a la responsabilité d’assurer des salaires adéquats dans le secteur des soins.

Nelly Dennene du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick. Nous sommes fières d’observer des changements positifs dans l’égalité des genres. L’augmentation de la participation des femmes en politique provinciale, les nouvelles politiques des normes de travail pour les personnes victimes de violence basée sur le genre et la gratuité de la pilule abortive sont toutes avancées qui nous encouragent à poursuivre le travail qu’il reste à faire.

Patrick Colford de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick. Les syndicats sont les meilleurs, pour ne pas dire les seuls défenseurs des droits des travailleuses et travailleurs en milieu de travail, mais les nouveaux syndicats ne pourront pas survivre sans une convention collective – peu importe le nombre d’employé(e)s qui ont voté pour être représenté(e)s. Le fait que le premier contrat ne soit pas signé par l’employeur en temps opportun est probablement le principal obstacle au succès d’une unité de négociation et des intérêts des travailleurs et travailleuses qui sont représentés dans le milieu de travail. Par conséquent, un bon nombre croient que les dispositions relatives à l'arbitrage de première convention, adoptées en 2018, sont les dispositions les plus importantes de la liberté syndicale. Les dispositions relatives à l'arbitrage de première convention donnent au syndicat et à l’employeur la possibilité de recourir à l'arbitrage obligatoire après 120 jours de négociations sans accord, y compris 30 jours avec l’aide des services de médiation et de conciliation.

Alexandre Cédric Doucet de la Fédération des étudiantes et étudiants de l’Université de Moncton. Au cours des dix dernières années, la FÉÉCUM a réussi à faire avancer de nombreux dossiers, tant à l’interne qu’à l’externe, et à se démarquer comme intervenante de premier plan sur la scène politique provinciale. Chaque année (à une exception près) depuis 2009, elle présente au gouvernement un ensemble de recommandations prébudgétaires qui ont débouché sur des avancées telles que l’augmentation du financement aux universités, un calcul plus juste des prêts étudiants, plus d’imputabilité financière des universités publiques, la gratuité scolaire pour les étudiant.e.s de famille à faible revenu, l’allègement des droits de scolarité pour les étudiant.e.s de famille à revenu moyen, l’accès à l’assurance-maladie provinciale pour les étudiant.e.s internationaux, la rémunération des stagiaires dans les services publics, l’immigration francophone et bien d’autres encore. La FÉÉCUM est également forte de sa capacité à améliorer l’expérience étudiante par ses campagnes internes sur les droits du locataire, les enjeux environnementaux et sociaux, l’engagement communautaire et la participation démocratique, le soutien aux groupes d’intérêts tels que Rivière de Fierté ou le Front Commun, la gestion d’une banque alimentaire étudiante sur le campus et d’un service d’Aide par les pairs en santé mentale étudiante, sans oublier la création d’un poste de commissaire indépendant et d’un Code de conduite pour les membres de la communauté universitaire.

Denise Melanson. Le mouvement qui s'est opposé au Gaz de Schiste s'est formé de village en village. Les citoyens qui se voyaient visés par cette industrie ont vite compris que leur qualité de vie, bien-être physique et social ainsi que leur environnement serait dégradé par l'extraction du gaz de schiste. Les facteurs qui nous ont permis d'influencer la direction des décisions gouvernementales au sujet de cette industrie sont: l'éducation du public par l'entremise de sessions communautaires, des conférences données par des spécialistes des rencontres avec les politiciens et les Médias; la cohésion et la collaboration de tous les groupes ethniques de la province; la mobilisation active et les manifestations, les arts, et le lancement d'une action juridique, et enfin, la ténacité.

Auréa Cormier de la Société Saint Vincent de Paul : Lors de visites à domicile, les membres de la Société de Saint-Vincent de Paul défendent les droits des personnes en situation de pauvreté à un logement, à de la nourriture, à des médicaments, etc.

 

Pour information

Maxime Dubé, secrétaire provincial du Front commun pour la justice sociale : 423-2303.

Johanne Perron, directrice générale de la Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick : 850-6963

Nelly Denenne, directrice générale du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick : 381-2255

Patrick Colford, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick : 381-8969

Alexandre Cédric Doucet, président de la Fédération des étudiantes et étudiants de l’Université de Moncton : 544-5196

Auréa Cormier, de la Société Saint Vincent de Paul : 854-0675

Denise Melanson, du mouvement d’opposition au Gaz de Schiste : 523-9467

 

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