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Semaine internationale de la femme 2013 : Comment se porte l'équité salariale au N.-B.?

2013-03-04

Des acquis à célébrer
« En cette semaine internationale de la femme, nous célébrons les acquis de nos prédécesseures : ces femmes qui se sont battues, entre autres, pour le droit à la parité salariale », affirme Vallie Stearns, présidente de la Coalition. « L’idée même de ‘salaire égal pour travail égal’ paraissait révolutionnaire autrefois. Combien de femmes du Nouveau-Brunswick ont fait le même travail que les hommes pour un salaire moindre avant 1971[1] et même après ? Maintenant c’est un principe accepté de tous et toutes ».
 
L’équité salariale : la prochaine étape
La présidente de la Coalition veut en arriver au même point avec l’équité salariale, c’est-à-dire qu’une loi assure que le salaire offert pour les emplois à prédominance féminine soit le même que celui offert pour les emplois à prédominance masculine de même valeur, chez le même employeur.
 
Selon Vallie Stearns, le Nouveau-Brunswick fait des progrès en matière d’équité salariale : « C’est un concept de mieux en mieux compris et de moins en moins contesté. On le reconnaît comme un droit de la personne. Il trouve des appuis dans différents milieux ».
 
Des retards dans l’application de la Loi de 2009 sur l’équité salariale
Cependant, elle insiste qu’il faut encore passer de la parole aux actes. S’il y a maintenant une loi sur l’équité salariale pour le secteur public, elle déplore les retards dans les travaux.
 
« Ces retards résultent en des délais inacceptables pour le versement des ajustements de salaire lorsqu’il y a iniquité. Y aura-t-il rétroactivité? Il le faut! » dit-elle.
 
En attente d’une loi pour le secteur privé
L’équité salariale dans le secteur privé demeure une préoccupation criante pour la Coalition car 67 % des femmes sur le marché du travail s’y concentrent.
 
« Il faut une loi pour l’ensemble du secteur privé. Il faut aussi une méthodologie valide pour assurer l’équité salariale dans les milieux de travail où il n’y a pas d’emplois à prédominance masculine. Ces milieux offrent souvent des services régis par le gouvernement, mais les salaires y sont beaucoup trop bas pour les responsabilités, compétences et efforts requis ainsi que les conditions de travail parfois difficiles », affirme la présidente de la Coalition.  
 
La Coalition a d’ailleurs récemment conclu que la méthodologie utilisée par le gouvernement pour évaluer l’équité salariale dans ce type de milieu de travail devait être améliorée. Elle veut y collaborer le plus tôt possible avec le gouvernement.
 
 « C’est une question de droits de la personne pour les travailleuses des agences de soins à domicile, des services de garde et des maisons de transition », rappelle Vallie Stearns.  Entretemps, les ajustements de salaire promis dans le dernier budget provincial se font encore attendre. « Le gouvernement se doit d’agir vite et bien. Encore une fois, il faut assurer la rétroactivité. De plus, d’autres groupes doivent être considérés pour des travaux d’équité salariale – les travailleuses des foyers de soins spécialisés et des centres ADAPF, par exemple ».


[1] Année à laquelle le gouvernement provincial adopte la Loi sur les droits de la personne, dont l’article 3(1) stipule : « aucun employeur ne doit faire preuve de discrimination envers une personne quant aux modalités ou conditions d’emploi en raison de son sexe ».

 

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