Retour

Les employées de soins à domicile ne devraient pas avoir à subventionner les charges salariales des employeurs

2013-08-15

La Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick a été choquée d'apprendre que les ajustements rétroactifs d'équité salariale des employées de soins à domicile pour l'année 2012-2013 ont été réduits pour compenser les employeurs de leurs charges obligatoires telles que les contributions au programme d'assurance-emploi et au Régime de pensions du Canada ainsi que les indemnités de vacances.
 
« Les employées de soins à domicile n’ont pas à assumer les responsabilités financières de leur employeur. C'est tout à fait inacceptable », affirme Vallie Stearns, la présidente de la Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick.
 
Selon le gouvernement provincial, les employées de soins à domicile devraient gagner au moins 13,15 $ de l'heure. Toutefois, de 2011 jusqu'à aujourd'hui, le ministère du Développement social exigeait seulement que les propriétaires d’agences de soins à domicile accordent 11 $ de l’heure à leurs employées. Après avoir effectué une évaluation des emplois du secteur, la Direction de l’Égalité des femmes a promis des ajustements totaux d’équité salariale de 2,15 $ l’heure. Malheureusement, pour les travailleuses, ces ajustements devaient s’étendre sur cinq ans, ce qui signifie qu’elles n’auront droit qu’à une hausse salariale annuelle de 43¢ l’heure, rétroactive au mois d’avril 2012. Le gouvernement a commencé le versement des ajustements d’équité salariale de 2012-2013 au mois de juin de cette année, soit plus d’un an en retard. 
 
Comme si le retard des versements n’était pas assez difficile à encaisser pour les employées, elles viennent d’apprendre que le gouvernement va permettre aux employeurs de garder 6¢ de leur hausse salariale de 43 ¢ l’heure pour assumer des charges salariales obligatoires.
 
Plusieurs travailleuses du secteur des soins à domicile hésitent à dénoncer cette mesure de crainte de perdre leur emploi. Toutefois, leur colère est palpable : « Mon employeuse a reçu un chèque pour ses employées et elle a gardé 14 % de ce montant. Cela n’a aucun sens », a soutenu une travailleuse. « C’est notre argent. Le gouvernement est en train de nous voler » de dire une autre travailleuse. « Voilà une autre preuve que rien n’a changé et qu’aucun gouvernement ne nous écoute. »
 
« C’est déjà terrible que le gouvernement ait étendu les ajustements d’équité salariale sur cinq ans sans tenir compte de l’augmentation du coût de la vie, qu’il ait tardé pendant plus d’un an à faire les premiers paiements d’ajustement salarial et qu’il ait utilisé une méthodologie erronée qui n’a pas donné les résultats escomptés. Et voilà qu’il demande à des employées à faible salaire, déjà gravement sous-payées, de sacrifier une partie de leur paye pour débourser les charges salariales obligatoires de leur employeur ? C’est complètement absurde et c’est un manque de respect flagrant à l’égard des travailleuses du secteur des soins à domicile », soutient Vallie Stearns.
 
En fait, il devrait débourser la totalité des ajustements salariaux dès maintenant. Sinon, les travailleuses ne recevront qu’en 2016 les montants qu’elles auraient dû recevoir en 2010, pour atteindre les salaires des emplois à prédominance masculine de même valeur », a ajouté Johanne Perron, la directrice de la Coalition pour l’équité salariale du N.-B.  

make donations

Vous appuyez une loi sur l'équité salariale et voulez suivre ce dossier de plus près? Adhérez à notre organisme!

Notre bulletin paraît 2 à 4 fois par année. Consultez la dernière édition de ce dernier!

Archives

© 2017 Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick Inc.