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Les intervenantes et intervenants en intégration communautaire

2009-11-23

Une quarantaine d’intervenantes et intervenants en intégration communautaire œuvrant dans des centres ADAPF se sont penchés sur l’équité salariale lors d’une séance de travail, le 20 novembre dernier, à Sainte-Anne-de-Madawaska. Elles en avaient gros sur le cœur!

 
« Notre secteur est nettement sous-payé » affirme Suzanne Martin, l’une des porte-parole de l’Association régionale de vie active du Nord-Ouest (ARVANO) qui facilite le réseautage et la formation des intervenantes et intervenants en intégration communautaire des programmes ADAPF de la région.
 
Les centres ADAPF – soit les « centres d’activités de développement pour adultes, programmes et formation » – étaient autrefois connus sont le nom d’ateliers protégés. Ils offrent des occasions d’apprentissage et d’épanouissement aux personnes à besoins spéciaux et les aident à se réaliser.
 
« Une formation collégiale est exigée pour mieux répondre aux besoins d’accompagnement et de développement des personnes ayant une incapacité et les efforts d’attention requis dans notre milieu de travail sont intenses et constants », explique Suzanne Martin. « Nous prenons même nos dîners et pauses santés avec nos participants, puisque nous devons maintenir une supervision constante ».
 
 « L’intervention communautaire, c’est un emploi très valorisant, mais je n’encouragerais personne à s’y engager avec les conditions salariales actuelles – c’est bien trop peu pour les responsabilités que l’on a! » affirme l’une des intervenantes à la séance de travail.
 
« Les centres ADAPF jouent un rôle important depuis la désinstitutionalisation des années 70 mais le travail des intervenantes et intervenants communautaires est nettement sous-payé » explique Johanne Perron, directrice générale de la Coalition pour l’équité salariale du N.-B.
 
Ces emplois majoritairement féminins sont payés moins de 13 $ l’heure, parfois à peine plus que le salaire minimum. Plusieurs employées n’ont pas vu d’augmentation depuis des années. Certaines ont même subi une baisse de salaire. « Il est temps que le gouvernement évalue le travail des intervenantes en intégration communautaire en fonction de l’équité salariale et qu’il s’engage à leur offrir un salaire adéquat » soutient Johanne Perron.
 
La situation n’inquiète pas seulement les intervenantes mais aussi les gestionnaires. En effet, les centres ADAPF font face à de graves difficultés de recrutement qualifié et à un roulement de personnel très élevé, dû au faible revenu offert malgré les exigences du travail. Ces centres ne peuvent offrir de salaires et bénéfices semblables au secteur gouvernemental.
 
D’ailleurs, un nombre de directeurs et directrices d’organismes du Nord-Ouest ont formé le Comité des ressources humaines pour remédier à ces problèmes. Cependant, le financement des centres ADAPF dépend largement de subventions gouvernementales et celles-ci sont nettement insuffisantes.
 
« Il s’agit d’un autre groupe qui offre des services mandatés au gouvernement et ce dernier a une responsabilité face à ces employées » conclut Johanne Perron.
 
Elle rappelle que le Parti libéral s’est engagé, dans le Pacte pour le changement, à agir comme modèle en effectuant des évaluations de postes auprès des groupes qui offrent des services mandatés au gouvernement afin d’imposer l’équité salariale. Un programme d’équité salariale a d’ailleurs déjà été amorcé avec cinq groupes communautaires qui devraient recevoir des ajustements salariaux dès 2010, soit le personnel des garderies, des services de soutien à domicile, des foyers de soins, des maisons de transition et des résidences communautaires.
 
Lors de leur séance de travail, les membres d’ARVANO ont assisté à la pièce de théâtre « On travaille pas pour des pinottes » présentée par Moncton Sable, suivie d’une présentation formelle par la directrice de la Coalition pour l’équité salariale et de discussions. 
 
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