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Budget provincial : Choc et incertitude chez la Coalition pour l'équité salariale

2011-03-23

Budget provincial :
Choc et incertitude chez la Coalition pour l’équité salariale
 
La Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick est estomaquée par l’abolition du Conseil consultatif sur la condition de la femme au N.-B. et déplore l’incertitude qui continue de planer pour les quatre groupes de travailleuses sous-payées qui attendent toujours les résultats et les ajustements salariaux suite au programme d’équité salariale auquel elles ont participé. Les travailleuses visées sont celles des garderies, des agences de soutien à domicile, des résidences communautaires et des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale.
 
L’abolition du Conseil consultatif sur la condition de la femme au N.-B.
 
La présidente de la Coalition, Marilyn MacCormack, demande au Premier ministre de revoir sa décision d’abolir le Conseil consultatif sur la condition de la femme au N.-B. « Le Conseil consultatif joue un rôle unique. C’est une agence indépendante du gouvernement, respectée par toutes et tous au Nouveau-Brunswick. Elle apporte les questions qui préoccupent les femmes sur la place publique, en informe le gouvernement et donne son avis à la ministre. Son abolition représenterait la fin de cette voix indépendante », soutient Marilyn MacCormack.
 
Selon la présidente de la Coalition, l’économie réalisée par l’abolition du CCCF n’est qu’une goutte d’eau dans les dépenses gouvernementales. « La perspective des femmes ne vaut-elle pas 342 000 $ pour le gouvernement ? » demande-t-elle. En effet, le budget du CCCF n’était que de 418 000 $ et le budget de la Direction des questions féminines du Conseil exécutif ne sera augmenté que de 76 000 $ suite aux changements annoncés par le gouvernement, ce qui ne représente qu’une économie de 342 000 $.
 
L’équité salariale pour des groupes qui offrent des services mandatés par le gouvernement
 
Par ailleurs, la Coalition pour l’équité salariale souligne que le ministre des Finances a annoncé des augmentations de salaire pour les travailleuses des agences de soutien à domicile et des foyers de soins spéciaux, mais sans spécifier si elles suffiront à atteindre l’équité salariale. Aucun ajustement salarial n’est mentionné pour les travailleuses des garderies, des résidences communautaires et des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale.
 
« Ces femmes sont sous-payées depuis des décennies. Elles ne doivent pas faire les frais du déficit » affirme Marilyn MacCormack, qui surveillera les estimés budgétaires pour s’assurer qu’elles ne seront pas laissées pour compte.

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