Moncton — La Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick souligne la Journée internationale des droits des femmes alors que la province s’apprête à franchir une importante étape législative vers l’équité salariale.
Le gouvernement provincial s’est engagé à déposer cette année une loi sur la transparence salariale, puis, en 2027, une loi proactive sur l’équité salariale dans le secteur privé. Ce seront les plus importantes avancées en matière d’équité salariale au Nouveau-Brunswick depuis 2009.
« Ces prochaines lois vont façonner l’égalité dans les milieux de travail au Nouveau-Brunswick pour les décennies à venir », affirme Raphaëlle Valay-Nadeau, présidente de la Coalition. « C’est le moment de faire de l’équité salariale la norme dans tous les milieux de travail. Les femmes du Nouveau-Brunswick attendent ce moment depuis trop longtemps. »
Depuis 25 ans, la Coalition défend le droit à l’équité salariale et à des conditions de travail justes pour les femmes au Nouveau-Brunswick. Si les gouvernements successifs ont reconnu la discrimination salariale fondée sur le genre, Mme Valay-Nadeau souligne que ces engagements marquent enfin le passage des paroles à l’action.
« Au Nouveau-Brunswick, on sait depuis longtemps que les femmes méritent d’être payées équitablement pour leur travail », affirme Mme Valay-Nadeau. « Après des années de mobilisation, le gouvernement a l’occasion de transformer cet appui en lois qui feront une vraie différence. »
La Coalition rappelle que la transparence salariale et l’équité salariale vont de pair. La transparence salariale permet de révéler les écarts de rémunération souvent cachés dans les milieux de travail, tandis que l’équité salariale vise à corriger les écarts salariaux fondés sur le genre. La Coalition recommande que la future loi sur la transparence salariale prévoie notamment l’affichage des échelles salariales dans les offres d’emploi, la protection du droit de discuter de sa rémunération au travail et la publication de données sur les écarts salariaux dans les milieux de travail.
L’équité salariale vise à assurer un salaire égal pour un travail de valeur égale. Elle oblige les employeurs à évaluer les emplois et à s’assurer que les emplois majoritairement occupés par des femmes sont rémunérés autant que les emplois majoritairement occupés par des hommes de valeur comparable. C’est déjà une obligation dans le secteur public en vertu de la Loi de 2009 sur l’équité salariale. Une nouvelle loi devrait étendre ces exigences au secteur privé, y compris aux services de soins, aux municipalités et aux organismes à but non lucratif.
« Cela ne crée pas de nouveaux droits », ajoute Mme Valay-Nadeau. « Plutôt, le gouvernement met enfin en place les outils pour faire respecter des droits que les femmes ont depuis des décennies, mais qui restent trop souvent ignorés. Les droits à la parité salariale, à l’équité salariale et à un travail sans discrimination fondée sur le genre doivent enfin devenir une réalité. »
Après 25 ans de mobilisation, la Coalition salue les engagements du gouvernement et se tient prête à contribuer à faire avancer ce travail. Le Nouveau-Brunswick a maintenant l’occasion de faire en sorte que la prochaine génération de travailleuses n’ait plus à payer le prix de l’iniquité salariale.
« Nous ne pouvons pas laisser passer ce moment », conclut Mme Valay-Nadeau.