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Soins

La reconnaissance ne leur suffit pas pour vivre

Moncton - La Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick est consternée que le gouvernement provincial laisse sur la table plus de 59 millions de dollars de fonds fédéraux, prévus pour les dépenses directes du gouvernement liées à la COVID-19.

Selon une étude réalisée par le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA), la province n'a pas accédé à 30 millions de dollars pour le supplément salarial pour les travailleurs essentiels, ni à 19,7 millions de dollars pour son fond pour la sécurité des soins de longue durée, destiné à couvrir les dépenses supplémentaires liées aux soins de longue durée.

« Le personnel de soins vit beaucoup de stress et fait de son mieux pour assurer sa propre sécurité et celle des résidents. Pourtant, il demeure sous-payé », déclare Frances LeBlanc, présidente de la Coalition. « Il est temps d'être juste et de faire preuve de compassion envers toutes ces personnes qui fournissent des services aux personnes âgées, aux personnes vivant avec un handicap ou une maladie mentale, aux femmes fuyant la violence et aux enfants ».

En mai dernier, la Coalition a salué la décision du gouvernement d'accorder un supplément mensuel de 500 dollars pendant quatre mois au personnel de soins de première ligne qui gagne moins de 18 dollars de l'heure. Parce que cette mesure était temporaire, cette reconnaissance, qui a pris fin en juillet, ne profite plus au personnel qui est confronté à une augmentation du nombre de cas dans les établissements de soins de longue durée depuis le début de la deuxième vague.

« Le personnel du secteur des soins subit des tensions sans précédent et est confronté à des risques plus élevés tout en continuant à gagner de faibles salaires. La reconnaissance ne leur suffit pas pour vivre. La valeur de leur travail doit se refléter dans leur salaire », ajoute Frances LeBlanc.

Le secteur, qui était en crise bien avant la pandémie, est confronté à des difficultés de recrutement et de rétention du personnel étant donné leurs faibles salaires et leurs pauvres conditions de travail, comme l’absence de congés de maladie payés, dans bien des cas. La majorité des personnes préposées aux soins gagnent entre 14 et 16 dollars de l'heure. Leur salaire ne reflète pas les responsabilités, les habiletés, les efforts et les conditions de travail requises pour leur travail.

« Nous exhortons le gouvernement à verser les 25 % de fonds nécessaires pour partager les coûts avec le gouvernement fédéral, et à accorder de nouveaux suppléments de salaires à l'ensemble du secteur des soins. De plus, nous suivrons de près le prochain budget provincial en espérant y voir des investissements clés dans le secteur des soins. Le gouvernement a l'occasion d’orienter son agenda de manière à soutenir l'économie des soins, non seulement pendant la pandémie mais aussi à long terme », conclut Frances LeBlanc.

 

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Rachel Richard
Affaires publiques et communications